Notre équipe

Nassurdine Haidari

Dans une République digne de ce nom, lorsque la haine se banalise et que le racisme se répand jusque dans les profondeurs du numérique, le silence devient une abdication ; nommer, dénoncer et combattre ces discours devient alors un devoir civique autant qu’un impératif moral.

Thiaba BRUNI

Vice-présidente et porte parole

L’universalisme républicain ne peut pas se limiter à un principe affiché dans les discours politiques ou les textes officiels. Pour qu’il devienne une réalité concrète en France, il doit garantir à chacun une égalité réelle et ne pas consister à nier les différences ou en faire des motifs d’exclusion et de haine

Louis-Georges Tin

Président d’honneur

Le développement des réseaux sociaux a donné une visibilité et une diffusion nouvelles aux propos racistes. Chaque jour, des milliers de messages haineux circulent publiquement, souvent dans une quasi-impunité. Cette banalisation est dangereuse. Car le racisme ne relève pas de la simple opinion : il constitue un délit.
Face à cette situation, deux écueils existent. D’un côté, on ne peut évidemment pas engager un procès contre chaque raciste en ligne. Mais de l’autre, on ne peut pas non plus rester sans réaction face à cette montée de la haine.
C’est tout le sens de l’initiative « Balance ton racelard », lancée par le CRAN. Inspirée des démarches comme « Balance ton porc », elle vise à encourager les victimes et les témoins à parler, documenter, signaler et rendre visibles les comportements racistes. Il s’agit aussi de renverser le rapport de honte : trop souvent, ce sont les victimes qui se taisent, tandis que les auteurs de propos racistes s’expriment publiquement sans conséquence sociale.
La honte doit changer de camp.
Cela n’exclut évidemment pas les actions judiciaires, lorsqu’elles sont possibles. Mais il faut aussi une mobilisation citoyenne et collective contre la banalisation du racisme dans l’espace public numérique. On ne changera peut-être pas le cœur des racistes. Mais on peut refuser de leur laisser le monopole de la parole publique.
C’est la politique du « Name and Shame », comme disent les Anglo-saxons. Nommer les racistes, et braquer les projecteurs sur le visage de la haine.

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